Vannakam

L'Inde du Sud en fauteuil - Hiver 2007/2008

Carnet de bord (suite)



Prasanthi Nilayam

7 janvier 2008

La demeure de la Paix Suprême.

C'est le nom de l'ashram de Sai Baba à Puttaparthi dans l'Andra Pradesh qui nous accueille pour une petite semaine.

Le taxi que nous avons pris à l'aéroport de Bangalore, nous a déposé juste à temps pour assister au darshan du soir. Nous trouvions les darshans d'Amma déjà grandioses, mais ici, c'est encore une autre dimension. Plus de 20.000 personnes, venues du monde entier, rassemblées dans l'immense hall du mandir (temple) de l'ashram, pour assister à l'apparition de Sri Sai Baba.

pieds de lotus

Nous avons ressenti son immense compassion et sa tendresse. Bien qu'il ait déjà 81 ans, Il donne deux fois par jour son darshan à la foule des fidèles.

L'espace de l'ashram est très grand avec beaucoup d'arbres, de fleurs, de pelouses avec de nombreux petits immeubles de trois étages, plusieurs restaurants, des commerces, une vraie petite ville... La température y est idéale car nous sommes en altitude sur les contreforts sud du plateau du Deccan.
L'ambiance y est paisible (sans klaxon !) et nous sommes agréablement surpris par l'indispensable discipline collective.

L'Inde foisonnant de personnes exceptionnelles, nous avions besoin d'aide pour choisir. Nous avons chaque fois consulté le "Message Retrouve" de Louis Cattiaux. Voici, pour ceux que cela intéresse, les différentes réponses que nous avons recues en tirant au Hasard.

Pour Sivasakthi qui s'offre en silence :
XXIV-20 Un bon exemple de vie dans l'amour du Seigneur vaut mieux que tous les discours préparés...
XVIII-40' La prière et la louange ne sont pas des fins en elles-mêmes, mais plutôt l'apprentissage du Silence en Dieu, qui seul nous instruit pleinement.

Pour Amma, la Mère Divine :
XI-65' Tous les Maitres ont été traités d'orgueilleux par ceux qui ne pouvaient pas les suivre, mais ils sourient sans repondre car ils savent qu'ils se sont oubliés en Dieu pour toujours.
VII-25 La Mère ne se montre nue qu'aux âmes pures et simples ; ainsi celui qui s'endormira avec Dieu s'éveillera en sa presence.

Pour Sai Baba :
XVI-30' Nous ressortirons de la terre, nous marcherons sur l'eau, nous voyagerons dans l'air et nous reposerons dans le feu, à l'étonnement de tous et de nous-mêmes.
XX-30' N'importe quel Fils de Dieu, s'il en recevait l'ordre, révèlerait le secret de l'Unique et la création revivrait dans la splendeur première. (Verset tiré au hasard, qui revient chaque jour... !)

Pour Mère Meera , notre prochaine rencontre :
XV-66' Qui resistera au vertige de la Connaissance et de l'Amour unis en Un ?

Voila. Nous sommes comblés par ce voyage ou toutes nos questions s'apaisent. Nous restons ici jusqu'à jeudi, puis nous retournons à Tiruvannamalai, pour le darshan de Mère Meera qui y sera de passage. Nous retrouverons aussi Sivasakthi avec bonheur et notre joyeuse amie Nicole.

Om lokah samastah sukhino bhavantu*
Om Shanti, shanti, shanti

*Puissent tous les êtres de tous les mondes être heureux

 


 

Merci

9 janvier 2008

Merci à chacun pour tous les commentaires sur le blog et sur nos mails persos. Cela nous stimule à continuer le récit de nos aventures.

Le blog est finalement une excellente idée, d'autant plus que les séances internet sont laborieuses, entrecoupées de pannes de courant et de réseau. Les locaux, pas souvent accessibles, sont très chauds, nous y séjournons donc le moins possible, même si le coeur y est

Au téléphone on entend assez mal ; les appels sont donc réservés aux anniversaires. Mais nous pensons quand même à vous tous.

 


 

Tiru again

11 janvier 2008

Le trajet en taxi de Puttaparthi à Tiruvannamalai a duré 9h (pour 320 kms). Charmante traversée par les petites routes de campagne, ou nous avons pu admirer les nombreux villages, des rizières à perte de vue, les enfants qui courent librement à tout âge (même très jeunes), et même un âne et un chien qui s'embrassaient tendrement sur le bord de la route nullement dérangés par les klaxons !

paddy field
Paddy fields

village

village

village
En traversant les villages

 

Pour évacuer sa peur et sa colère, le chauffeur a craché sur le véhicule qui l'avait obligé à s'arrêter d'urgence, puis il s'est tourné vers nous avec un grand sourire !
Ils conduisent sans aucun code si ce n'est la loi du plus gros et du plus déterminé. Mais tout cela heureusement a une allure modérée (vue l'état des routes) entre 30 et 80 km/h.

Mandanapalle


Embouteillage
Bouchon pour cause de meeting politique à Mandanapalle

Deux nuits a Tiru, le temps de revoir Sivashakti et de recevoir le darshan de Mère Meera, d'y retrouver des amis et de faire de "nouvelles" connaissances : parmi elles, Keith, l'australien, que nous rencontrons pour la première fois dans cette vie-ci ; mais nous avons senti tous les trois en même temps que nous étions de très vieux amis. Impression étrange et puissante...

Nous avions prévu l'escalade de la montagne sacrée avec l'aide des copains, mais le "bobo" de Christophe préférait l'eau de mer.

Arunachala
La montagne sacrée

 


 

Mamallapuram

15 janvier 2008

En quittant Tiruvannamalai, nous avons fait une petite halte dans ce village de pêcheurs. Nous sommes arrivés au debut des festivités de Pongal , Fête de la moisson, qui correspond au Nouvel An Tamoul.

Plein de musique dans les rues et un festival de danse près des magnifiques rochers sculptés. Dans tous le village résonne le bruits des ciseaux et des marteaux des sculpteurs de pierres, véritables artistes.

En plus des oeuvres historiques sculptées dans la roche, comme l'Ascèse d'Arjuna (immense bas-relief) et des cinq Rathas (temples en forme de char), nous avons aussi admiré de très belles oeuvres originales présentées dans les nombreuses petites échoppes.

Ascèse d'Arjuna
L'Ascèse d'Arjuna

rocher
Rochers dans le parc des cinq Rathas

ganesh
Ganesh et Kali


Bouddha couché

Comme les indiens se déplacent en masse pour Pongal nous sommes ravis d'expérimenter un logement très rustique : une petite hutte de 5 m2 avec un toit en palmes tressées et un semblant de matelas avec une moustiquaire rose bien utile, et des sanitaires communs à l'indienne. Heureusement nous avions nos draps !

cabane

moustiquaire

La plage de Mamallapuram est couverte de jolis bateaux de pêche et de nombreux détritus ! On ne peux pas y nager donc...

plage

plage
La plage de Mamallapuram

 


 

Les îles

18 janvier 2008

Coup de tête, et nous voila dans un avion pour Port Blair, capitale des Îles Andaman et Nicobar à l'est du Golfe du Bengale, où nous avons pris un bateau pour une île sauvage, en dehors des circuits touristiques, Neil Island...

Pas de telephone ni d'Internet, une île magnifique en dehors de la civilisation.

L'océan y est turquoise et presqu'aussi beau qu'au motu piscine de Raivavae, mais sans la présence chaleureuse de Jeanine, Aurore, Eric et Swan...Cool

Le sable blanc y est tout propre et on l'atteint en traversant une forêt de fromagers, cocotiers, bananiers et diverses essences exotiques.

fromagers
À travers les fromagers en allant vers la plage

la plage
La plage déserte

sunset
Sunset at Neil Island

Nous y avons passé nos premières nuits silencieuses depuis notre arrivée en Inde. Pas un seul klaxon, ni de hauts-parleurs qui hurlent à 4h du matin, ni de chien qui aboie, ni de raclements de gorge avec crachat (habitude quotidienne des indiens)... Un calme que nous avons savouré plusieurs heures. Juste le murmure des vagues et la douce cacophonie de la forêt. Un petit paradis paisible encore préservé où nous nous sommes baignés avec bonheur !

pearl resort 1

pearl resort 2
Des logements simples dans un jardin luxuriant...

 


 

Fauteuil

19 janvier 2008

Certes l'Inde n'est pas le pays idéal pour les fauteuils roulants. Les rues sont défoncées et sales, quand il y a des trottoirs ils sont très hauts et il y a des marches partout, sans doute à cause de la mousson, les portes sont la plupart du temps trop étroites pour les salles de bain. Il vaut mieux être accompagné !

Ceci dit les Indiens sont très serviables si on manifeste un besoin d'aide. Ils ne se precipitent pas sur nous, nous laissant une certaine liberté, ce qui est très agréable.

Les descente d'avion, sur les lignes intérieures, sont épiques. Le fauteuil pris à l'envers sans aucune technique, la tête vers le bas pour Christophe qui donne des crampes à l'estomac à Fabienne, mais le tout arrive quand même en bas, tant bien que mal. Tant et si bien que maintenant nous imposons nos conditions de transfert pour les petits avions. En fait, nous avons compris qu'ils sont habitués aux personnes ayant des difficultés, mais qui se lèvent pour monter les marches de la passerelle. Alors ils sont surpris et intrigués quand ils réalisent que Christophe est paraplégique.

Mais alors le bateau... c'est le pompon !

bateau
Sur le quai à Port Blair. Elle est bien étroite cette passerelle...

La passerelle de 40 cm de large oblige de trouver une solution. Christophe a été pris à bras le corps par un petit homme tout menu, comme un sac à patates, et déposé deux ponts plus bas sur une couchette. Mais pour le remonter, cette personne dynamique n'était plus la... Il fut remplacé par un gars imbibé d'alcool, dont les pieds manquaient d'assurance... Bonne frayeur ! Le fauteuil lui, s'est balladé de main en main par dessus bord, accompagné de grands cris dans les moments délicats, ou il a bien failli finir au fond de la Mer des Andamans !

Et pour ce qui est des trajets en taxi, nous refusons tout net le fauteuil sur le toit attaché avec une ficelle en rafia !

 

fauteuil

 


 

L'imprévu

21 janvier 2008

Tout à coup Christophe a souhaité faire un beau cadeau d'anniversaire à Justine et à Marie. Idée inattendue et bienvenue. Leur faire la surprise de rentrer plus tôt. MAIS la vie en a decidé autrement !

Nous avons été à l'aéroport de Chennai. Pas une seule place pour Lyon, dans aucune compagnie, avant début février. Donc nous gardons nos billets de retour pour le 16 février comme prévu.

Ce voyage est une bénédiction pour nous. Il nous sort de notre routine confortable et nous bouscule tant et si bien que l'on finit par "presque" tout accepter avec le sourire. Cet environnement si différent nous remet en question plus en profondeur.

Bon, finalement nous retournons à Puttaparthi. Tout y est accessible en fauteuil, le climat y est un peu plus agréable, la nourriture, que nous aidons à préparer, présente des crudités à volonté avec des graines germées (on peut donc y manger 100% vivant !). Il y a d'excellentes lectures à la librairie de l'ashram, les livres de Sai Baba sont disponibles en francais, et l'ambiance sereine est propice à la méditation.

 


 

Kolam

22 janvier 2008

Le matin à l'aube, le seuil de la porte d'entrée des temples, des maisons et même des dortoirs est lavé à grande eau. Une femme se penche et dessine un kolam pour souhaiter la bienvenue et inviter les bons esprits. C'est une sorte de mandala (motif géométrique), dessiné en faisant couler de la farine de riz blanche entre ses doigts et parfois remplis de farine colorée. Chaque jours ils sont différents.

kolam7

kolam8

Émerveillés par tant de dextérité, on nous a explique que les jeunes filles s'exercent sur papier dès le plus jeune âge. Activité d'autant plus importante, qu'ici les enfants ne sont pas envahis par les jouets. Pour Pongal, dans chaque village, il y a un concours de kolam en couleur. Les plus beaux se trouvaient dans de petites ruelles de quartiers très sommaires. Les enfants étaient ravis d'être pris en photo autour des chefs-d'oeuvres de la famille.

C'était magnifique.

 

kolam1kolam2kolam3kolam6kolam4kolam5

 


 

De nouveau chez Sai Baba

22 janvier 2008

Pendant la première partie du voyage de retour à Puttaparthi, le chauffeur, très cool, récitait a mi-voix son mantra. Ensuite il nous a fait écouter un disque de bhajans de Sai Baba. Le charme de l'Inde...

Vers Puttaparthi
Les rochers arrondis typiques du plateau du Deccan

Chèvres

Gaurs
Chèvres et gaurs sur la route de Puttaparthi

Nous avons vu des vignes entières soutenues par des piquets en ... granit, qui constitue aussi le materiau de base de nombreuses clotures. Au moins ils ne craignent pas les moussons.

Piquets en granit
Une vigne avec ses piquets en granit

clotures
Clotures minérales

Lors de l'arrêt, nous nous sommes amusés à observer les singes. La petite echoppe au bas de l'immeuble, ou pendait un regime de bananes, était fixée avec convoitise par une famille de singes. À plusieurs, ils ont escaladé une facade, le plus hardi est entré dans un appartement et a piqué un paquet de farine, puis deçu et dépité il l'a balancé au-dessus du balcon !

En arrivant au sol, le paquet a éclate et la farine s'est dispersée en un superbe kolam, sous les applaudissement de ses congénères. L'Inde est vraiment le pays des miracles...Moqueur (Quoi, ça aurait pu être vrai, hein)

 

Singeries
Singeries

Arrivés à l'ashram, un singe nous a précédé dans l'immeuble, aussi nous fermons prudemment notre porte !

singe

À peine installés, nous avons été vous retrouver sur le blog, avec la joie de lire les mails reçus. Merci a tous.
Répondre aux mails est très laborieux à cause des nombreuses pubs sur orange qui prennent beaucoup de bande passante et qui mettent très longtemps à télécharger. Alors quand en plus il y a une coupure, cela devient une véritable épopée d'écrire. Mais nous apprenons à perséverer.

 


 

La vie à l'ashram

29 janvier 2008

Il n'y a pas grand chose à raconter, mais pour faire plaisir à Jeannot, voici quelques détails.

Lever entre 3h30 et 4h00 et départ de la chambre à 4h45. Christophe va faire un seva à la Western Canteen jusque vers 9h00 (heure du darshan de Sai Baba). Il y pèle des legumes en silence avec patience et conscience.

L'avantage du fauteuil : Christophe a sa place réservée au darshan, peu importe son heure d'arrivée. Alors que Fabienne doit faire la file dès l'aube . Ce qui est rigolo et instructif, c'est que chaque file d'à peu pres 50 personnes est tirée au sort pour rentrer dans l'enceinte du mandir. Bien souvent les derniers sont les premiers et vice-versa ! La file (où l'on est assis) est une excellente occasion de méditation et surtout d'apprentissage de patience et de tolérance (pour les odeurs entre autres Clin d'oeil). La seule fois où Fabienne a eu une place au 3e rang, ... Sai Baba n'est pas venu. Par contre, lors d'un darshan exceptionnel de 2h, elle était derrière une colonne ! Chaque jour est plein d'enseignement.

Le plus délicat, c'est à la sortie, quand la foule se précipite, tous en même temps, pour sortir par trois petites portes. Heureusement, pendant la semaine, il n'y a qu'entre 3000 et 5000 personnes.

En dehors des darshans et des sevas, repos, méditations, lectures et rencontres ...

Le couvre-feu de 21h00 nous trouve déjà au lit.

 


 

Sri Sathya Sai Baba

31 janvier 2008

XIX 1' Si nous nous accrochons aveuglement à nos opinions, comment Dieu pourra-t-il nous instruire dans la vie ?

Ce verset tiré plusieurs fois par Fabienne est un petit clin d'oeil à ses resistances et ses doutes, malgré les nombreux témoignages directs. Par contre elle reconnait que c'est une personne extraordinaire, pleine de compassion et de générosité.

L'oeuvre qu'il accomplit est immense et nous constatons des résultats sur place. Il a créé des écoles, des universités, des hôpitaux,... gratuits pour tous.

Hopital Sai Baba
L'hôpital de Sai Baba...

Université Sai Baba
...et l'Université

Finalement, à vivre ici, nous sommes bouleversés d'amour et de reconnaissance pour la présence de ces êtres saints et sages que nous avons rencontrés. Et désolés de ne pas avoir été disponibles plus tôt pour ressentir l'intensité d'aide, d'Amour et de Compassion.

Sai Baba
Sathya Sai Baba

La plupart des pays touristiques s'adaptent aux étrangers. À l'inverse, l'Inde est probablement le seul pays qui est capable de transformer ses touristes.

 


 

Prochaines rencontres

1er février 2008

Éléonore nous a suggère la visite de Sri Tathata.. Fidèles a nos habitudes, voici l'avis du Message Retrouvé :

XV 19' Dieu cherche des fous pour en faire des sages... ce ne sont pas des conférenciers savants qu'il nous faut mais des prophètes remplis du Saint Esprit.
XXIII 17 Les sages accomplissent tout en Dieu.

Nous envisageons d'y aller en debut de semaine prochaine, si c'est possible. Il y a quand même deux journées de voiture pour rejoindre Kollur, dans le Karnataka, au nord de Mangalore, où se situe son ashram.

 


 

Lila

4 février 2008

Notre vie à Prasanthi Nilayam suit paisiblement son cours.

Le soleil chauffe de plus en plus. Chaque jour est source d'enseignement de la part de Swami (c'est ainsi que l'on appelle affectueusement Sai Baba ici), à travers les multiples personnages de l'ashram :
Ainsi l'apprentissage de l'humilité, la patience, la tolérance, l'équanimité, l'amour, la discipline (!), peuvent nous arriver a l'improviste, indifféremment sous les traits d'un sevada, d'un chien, du chef cuistot, d'une fourmi, d'une fillette...

Regulièrement, il y en a qui se rebellent, ce qui nous fait bien sourire, car nous faisons tous de gros efforts, pour "obéir" ou accepter tranquillement les injonctions qui semblent parfois incohérentes à nos petits egos. Clin d'oeil

Lila, le jeu divin, est vraiment merveilleux, raffraîchissant et imprévisible. À travers lui, nous ressentons de plus en plus au fond de nous-mêmes l'unité entre tous les êtres vivants.

 


 

Sai Ram

5 février 2008

Om Sai Ram.

C'est un mantra qui représente l'un des noms divins de Swami.
Il figure presque partout ici, à Puttaparthi, aussi bien à l'intérieur de l'ashram qu'à l'extérieur dans toute la ville.
On le trouve sur les pare-brises des rickshaws et des taxis, en guise de protection (à côté de Ganesh, le dieu à tête d'éléphant qui "ouvre la voie"), dans les magasins, sur les enveloppes, les sacs plastiques et en toile...

Il est aussi sur toutes les lèvres, en abrégé SAI RAM, et veut tout dire :
Bonjour, merci, pardon, bougez-vous, entrez, asseyez-vous, dégagez , comment ça va, j'arrive, à bientôt, dépêchez-vous...

Seule l'intonation change, qui nous permet d'en saisir le sens.

Encore plus simple que l'Esperanto !!!

 


 

Udupi

6 février 2008

L'appel de Sri Tathāta devient irrésistible.

Il est temps pour nous de quitter Prasanthi Nilayam, de revenir à Bangalore où nous sautons dans un avion pour Mangalore. Le voyage jusqu'à Kollur étant assez long, nous décidons de faire une halte à Udupi, à 60 km au nord de Mangalore dans le Karnataka, célèbre pour son temple de Krishna.

La route de Mangalore à Udupi, qui longe la Côte de Malabar, nous a surpris. Elle nous semblait familière et paisible. En fait elle ressemble beaucoup à la route côtière du Kerala, avec ses cocoteraies et ses « backwaters », que nous avions empruntée pour arriver chez Amma à Amritapuri. Les extérieurs nous paraissent cependant beaucoup mieux entretenus et les maisons sont plus cossues. Les backwaters sont magnifiques et moins envahis de touristes que ceux du sud du Kerala.

backwaters
Pont sur les backwaters

Nous arrivons a Udupi à la tombée de la nuit, et après quelques pérégrinations nous finissons par trouver un hôtel relativement accessible. Le temps de poser nos bagages et nous allons faire une petite visite au temple de Krishna.

Sur le parvis du temple, il y a trois immenses chars (rathas) en métal et en bois sculpté, d'une dizaine de mètre de haut, magnifiquement décorés. Ils sont tirés par des centaines de dévots au moyen d'immenses cordes lors de la procession de Makara Sankranti (fête qui correspond à Pongal dans le Tamil Nadu). Impressionnant.

 

Ratha au temple de Krishna à Udupi
Ratha lors de Makara Sankranti à Udupi

 

 


 

Arrivée à Kollur

7 février 2008

D'Udupi, il nous reste encore deux bonnes heures de route en taxi pour rejoindre Kollur. Nous avons trouvé la perle rare : un chauffeur qui conduit super cool et n'utilise presque jamais son klaxon. Très reposant.

La route longe encore la côte jusqu'à Kundapura, puis commence à monter doucement dans l'arrière-pays sur les contreforts des Ghats occidentaux . Elle traverse plusieurs petits villages et une jungle dans laquelle habitent singes, serpents, éléphants, tigres... Nous n'auront pas la chance d'avoir leur darshan.

Kollur est un important centre de pèlerinage de la côte ouest. Il est célèbre pour son temple Mookambika dédié à la Mère Divine manifestée sous trois formes : Shakti, Sarasvati et Lakshmi. Mookambika serait apparue à Adi Shankara , le grand sage hindou, alors qu'il méditait dans les montagnes alentours, les Kudachadri Hills. Ces montagnes sont en fait les contreforts de la caldeira d'un ancien volcan, qui culmine a 1400m au-dessus du niveau de la mer.

L'ashram de Sri Tathāta, Tapovarishtashram, se trouve à la sortie de Kollur, au bord de la rivière sacrée Souparnika.

 

Rizières
Les rizières de l'ashram avec le volcan en arrière-plan

 

 


 

En famille...

8 février 2008

Quel accueil chaleureux à notre arrivée!

Nous avons en plus la joie de parler français. En effet Maïtreyi Amma, Sudhamayi et Satyakaman, qui nous souhaitent la bienvenue à la descente du taxi, sont tous les trois français. Ils sont là pour préparer l'arrivée d'un groupe de français et d'italiens, venus suivre les enseignements de Sri Tathata.
Maïtreyi Amma est vraiment pleine d'attention pour chacun.
Nous avons l'impression de retrouver une vieille famille... Comme l'impression étrange que nous avions eue avec Keith, l'australien, à Puttaparthi.

maitreyiamma
Maïtreyi Amma et Sudhamayi sur les marches du Dharma Peetha

Le contraste est frappant après les ashrams d'Amma et de Sai Baba : celui-ci est à dimension humaine et Sri Tathāta est un Maître réalisé très accessible. Il se promène tranquillement dans l'ashram, suit les travaux de construction, discute et plaisante avec les ouvriers.
C'est d'ailleurs lui-même qui avait répondu à notre mail annonçant notre venue.
Il est simple, direct, très présent et plein d'Amour.
Son enseignement correspond exactement à ce que nous attendions depuis des années.

Sri Tathata
Sri Tathāta


Ce qui nous plaît aussi, c'est qu'il nous encourage à vivre le Dharma dans la société. Pas besoin de se couper du monde, de renoncer à tout pour aller vivre en ermite dans la forêt en se nourrissant de racines et d'eau fraîche...

Nous avons pu avoir plusieurs entretiens particuliers avec lui et nous avons eu la chance de recevoir notre première diksha (initiation).

Ce voyage est vraiment fantastique, car nous nous rendons compte que les étapes précédentes et les différents Maîtres que nous avons rencontrés, nous ont préparé à accueillir Sri Tathata tel qu'il est.

Comme dit le proverbe : "Quand le disciple est prêt, le Maître apparaît".

Dharma Peetha
Le Dharma Peetha

parvis

Feux sacrés
Préparatifs pour la Fête du Feu

enfants
Enfants de l'ashram

 

 

 

 


 

Petit séjour en Esperantie

11 février 2008

Il est temps maintenant pour nous de nous rendre à Bangalore, pour le 5e Congrès asiatique d'Espéranto , qui va nous permettre de retrouver « en douceur » la civilisation occidentale ! En effet, Bangalore est une grande mégalopole de plusieurs millions d'habitants, bruyante et polluée, qui est en plein essor grâce à l'informatique.

Autant dire qu'il ne nous est pas facile de quitter cet endroit particulier et notre "nouvelle famille".
Mais ce n'est qu'un au revoir, car Sri
Tathāta viendra enseigner en France cet été.

Il va aussi falloir se réaccoutumer à la langue internationale après presque trois mois d'anglais intensif.

160 personnes venant de 25 pays différents étaient présentes à ce Congrès, dont les trois-quarts ne parlaient pas anglais.

 

Kongreso
Conférence au 5e Congrès Asiatique d'Esperanto

Quelle belle invention que l'Esperanto, qui nous permet de côtoyer toutes ces personnes d'origines si diverses et surtout de pouvoir communiquer facilement avec elles.

Comment décrire nos impressions lors d'une conversation d'une heure sur les religions avec des Tadjiks qui ne parlent pas un mot d'anglais ?
Ou encore, lorsqu'à notre table il y avait un japonais, un iranien, une hollandaise, un vietnamien, un népalais et une allemande, et que la conversation allait bon train...

Mâââgique !...

 

Danse du feu
Danse du feu lors de la soirée indienne


Publié à 16:01, le samedi 23 février 2008, dans Carnet de bord, Vaulnaveys-le-Haut
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